Dans le cadre de la réglementation du secteur du spectacle en République de Guinée, le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat et le Ministère de l’économie et des finances viennent de signer deux arrêtés conjoints.
Il s’agit de l’arrêté conjoint A/2024/164/MCTA/ SGG fixant les tarifs de délivrance des licences d’entrepreneurs de spectacles vivants et d’exposition des lieux de spectacles vivants et de l’arrêté conjoint AC/2024/165/MCTA/ SGG fixant les tarifs des redevances des spectacles vivants en République de Guinée.
En conférence de presse ce mercredi 21 février 2024, le Directeur Général de l’Agence Guinéenne de Spectacles, Monsieur Amine TOURÉ, et le Conseiller Juridique, Monsieur Moussa FOFANA, sont longuement revenus sur le bien-fondé de ces arrêtés.
Selon Monsieur Moussa FOFANA, ces textes réglementaires visent à encadrer le fonctionnement de l’Agence Guinéenne de Spectacles en fixant les tarifs de délivrance des licences d’entrepreneurs de spectacles vivants et d’exposition des lieux de spectacles vivants, ainsi que les tarifs des redevances des spectacles vivants.
À l’en croire, l’objectif principal est de mettre en place un cadre légal pour réguler les activités liées aux spectacles en République de Guinée. Ils définissent clairement les modalités d’obtention des licences annuelles pour les entrepreneurs du spectacle, avec des coûts différenciés pour la première émission et les renouvellements.
De son côté, le Directeur Général de l’AGS a souligné qu’en plus, ces arrêtés établissent les redevances à payer par les promoteurs, les diffuseurs et les organisateurs de spectacles pour chaque événement, en fonction du contenu du spectacle et de la taille du lieu.
En identifiant trois métiers clés – diffuseurs
de spectacles, producteurs de spectacles et exploitants de lieux de spectacles et d’espaces culturels – ces arrêtés définissent clairement les responsabilités et obligations de chaque acteur du secteur du spectacle en Guinée.
Ils prévoient également une répartition des montants perçus, avec 60% allant au Budget national de développement et 40% contribuant au fonctionnement de l’Agence Guinéenne de Spectacles.
Aux dires des conférenciers, ces mesures permettront non seulement de professionnaliser le secteur du spectacle en Guinée, mais aussi de garantir une juste rétribution pour les artistes et les professionnels impliqués dans l’organisation des spectacles.
Contribuant ainsi au développement économique et culturel du pays, ces arrêtés constituent une avancée significative pour l’industrie du spectacle en République de Guinée.
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