Paris, 20 avril 2025 – Lors d’un forum international consacré à l’impact de la culture et du tourisme sur le développement socio-économique de la Guinée, le pays a dévoilé une vision audacieuse : faire de la culture, du tourisme et de l’artisanat les piliers de son développement durable.
À la tribune, le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a prononcé un discours marquant. Avec passion et conviction, il a plaidé pour une valorisation profonde du patrimoine culturel guinéen. Pour lui, ces secteurs sont bien plus que des vecteurs économiques : ils sont l’âme même de la nation.
« La culture n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Elle relie notre mémoire à notre avenir », a-t-il déclaré, citant Camara Laye : « Notre dignité, notre avenir résident dans la réappropriation créative de notre histoire. »
Le ministre a célébré la diversité culturelle de la Guinée, véritable mosaïque allant des mangroves de la Basse Guinée à la richesse de la Guinée forestière, en passant par la Moyenne et la Haute Guinée. Pour lui, le pays est « un condensé de l’Afrique dans toute sa richesse humaine et géographique ».

Un programme ambitieux autour de Simandou 2040
Moussa Moïse Sylla a mis en lumière plusieurs initiatives déjà engagées sous la houlette du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya :
L’application de la loi sur la propriété littéraire et artistique, avec un mécanisme de rémunération pour copie privée déjà en place, au bénéfice de plus de 1 000 artistes.
La soumission au Conseil National de la Transition (CNT) de lois portant sur : le financement culturel, la création d’un fonds pour le cinéma (FODIC), le statut des artistes.
La structuration des industries culturelles et créatives (ICC).
Le renforcement du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur.
Ces réformes visent à créer des chaînes de valeur solides, générer des revenus durables et créer des milliers d’emplois.
Un appel à l’unité et à l’investissement.
Devant un public composé de diplomates, d’experts internationaux et de membres de la diaspora, le ministre a lancé un message clair :« Ne voyez pas en nous un pays en quête d’assistance. Voyez une nation en éveil. »
Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de positionner Conakry comme capitale africaine de l’art contemporain, et de faire de Kindia, Labé, Kankan et Nzérékoré de véritables pôles touristiques à dimension internationale.
Des échanges riches et constructifs
Le forum s’est poursuivi avec un panel animé par Amine Touré, accompagné de trois experts issus de la diaspora, qui ont détaillé la stratégie de promotion de la culture, du tourisme et de l’artisanat.
Stéphane Kaba, Directeur Général du Bureau de Stratégie et de Développement et Kadé Camara, Directrice Générale de l’Office National du Tourisme (ONT), ont présenté plusieurs projets prêts à recevoir des investissements.
Enfin, Abdoulaye Diallo, Conseiller chargé de mission, est revenu sur les acquis de la coopération franco-guinéenne dans le domaine culturel, soulignant une dynamique entamée dès 1975.
Une nouvelle ère pour la Guinée
En conclusion, le ministre a résumé l’esprit de cette rencontre : non seulement une déclaration d’intention, mais aussi une feuille de route concrète pour faire de la culture, du tourisme et de l’artisanat des vecteurs puissants du rayonnement guinéen dans le monde.
« Venez rêver avec la Guinée. Venez grandir avec elle. Venez la révéler au monde », a-t-il lancé, sous les applaudissements nourris du public.


