Conakry, 26 avril 2026 – Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, à travers la Direction générale des Centres de lecture publique et d’animation culturelle (CELPAC), a procédé ce lundi à la remise officielle des chèques aux lauréats du Grand Prix littéraire du Président de la République. Organisée dans la salle de réunion du département, la cérémonie s’est tenue sous la présidence d’honneur du ministre Moussa Moïse Sylla, en présence du chef de cabinet Baba Thiam, de cadres du ministère, ainsi que des acteurs majeurs de la chaîne du livre, notamment les représentants des écrivains, des éditeurs et des bouquinistes.
Dans son intervention introductive, le chef de cabinet a rappelé que cette remise matérialise l’engagement pris au plus haut sommet de l’État, à la suite de la cérémonie officielle présidée le 23 avril dernier par le Président de la République. Il a souligné la volonté des autorités de faire de la promotion du livre une priorité nationale.
Le directeur général des CELPAC a, pour sa part, salué l’aboutissement d’un projet longtemps attendu, fruit d’un suivi rigoureux et d’une forte implication du ministre. Il a également annoncé la poursuite de cette dynamique avec l’organisation prochaine du Prix des lycéens, prévue le 8 mai, afin d’encourager la lecture chez les jeunes.
Les différentes interventions ont unanimement salué une initiative qualifiée d’historique. Le président de l’Association des écrivains de Guinée a exprimé sa reconnaissance tout en plaidant pour un accompagnement accru du secteur, notamment en termes de moyens de fonctionnement et de reconnaissance institutionnelle. Même son de cloche du côté des éditeurs, qui ont mis en avant l’impact du prix sur la visibilité et la structuration de l’industrie du livre, tout en appelant à un soutien des institutions publiques pour l’acquisition des œuvres.
Du côté des lauréats, l’émotion et la gratitude étaient palpables. Le lauréat du Grand Prix, Lamine Kapi Camara, a invité à inscrire cette initiative dans la durée, insistant sur la nécessité de consolider les acquis. Arrivé troisième, Yamoussa Sidibé a rappelé le rôle fondamental de la littérature comme outil de transmission, de mémoire et de développement, plaidant pour un renforcement du budget alloué à la culture. Le deuxième lauréat, Raymond Baman Camara, a quant à lui salué une consécration qui valorise le rôle des écrivains en tant que porte-voix de la société.
Le ministre Moussa Moïse Sylla a souligné que le Grand Prix littéraire s’inscrit dans une volonté politique forte du Chef de l’État de faire de la culture un levier de développement, en lien avec la vision Simandou 2040 axée sur l’éducation et le capital humain. Il a rappelé la richesse du patrimoine littéraire guinéen, longtemps dépourvu de véritable cadre de reconnaissance, saluant ainsi l’institutionnalisation de ce prix appelé à valoriser durablement les écrivains. Il a par ailleurs rassuré quant à la continuité de cette initiative, tout en rendant hommage aux lauréats, symboles à la fois de l’excellence et du renouveau de la littérature guinéenne.
Au-delà de la remise des chèques, cette cérémonie consacre avant tout l’institutionnalisation du Grand Prix littéraire du Président de la République, désormais inscrit comme un rendez-vous majeur de la vie culturelle nationale. Une avancée significative qui redonne à la littérature guinéenne une place centrale dans le récit national et ouvre de nouvelles perspectives pour les créateurs.






