Niani, 5 avril 2026 – La deuxième édition du Forum international de Niani a été officiellement lancée ce dimanche à Niani par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla. La cérémonie, organisée sur la place publique de cette cité historique, a mobilisé un large éventail d’acteurs institutionnels, culturels et traditionnels, ainsi que plusieurs délégations étrangères.
Aux côtés du ministre, plusieurs cadres du département ont pris part à l’événement, notamment le secrétaire général Souleymane Douno Keïta et le chef de cabinet Hamidou Bah. Des sages du Manding, ainsi que des délégations venues du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone et du Liberia, ont également marqué de leur présence cette rencontre internationale.
Dès l’entame, les sages de Niani ont exprimé leur reconnaissance au ministre pour sa présence, tout en formulant des prières et bénédictions pour la paix, la cohésion sociale et la stabilité en Guinée, à l’endroit du président Mamadi Doumbouya.
Dans son discours de bienvenue, Elhadj Dramane Keïta, au nom du comité d’organisation, a salué la mobilisation des participants venus de Guinée, d’Afrique et d’ailleurs. Il a mis en avant la portée symbolique de Niani, incarnation d’une histoire millénaire fondée sur des valeurs de bravoure, de justice et de solidarité. Le porte-parole a insisté sur l’ambition du forum : renforcer les liens entre les communautés, favoriser le partage d’expériences et transmettre aux jeunes générations les valeurs héritées du Manding. Il a également salué les échanges fructueux ayant débouché sur des décisions concrètes, notamment un projet structurant dont la matérialisation a débuté avec une pose de première pierre.
Prenant la parole au nom de la délégation malienne, Elhadj Badra Aliou Diabaté a transmis les salutations des autorités de son pays, réaffirmant la volonté de renforcer les liens historiques, culturels et fraternels entre les peuples de la sous-région.
Dans son discours d’ouverture, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué la forte mobilisation autour de ce forum, soulignant que Niani dépasse les frontières nationales pour incarner une mémoire partagée à l’échelle africaine et mondiale. Il a rappelé le rôle central de cette ancienne capitale de l’empire du Mali, foyer majeur de civilisation entre le XIIIᵉ et le XVᵉ siècle. Ce déplacement s’inscrit pleinement dans la vision du président Mamadi Doumbouya, qui fait du dialogue culturel un levier stratégique au service du développement national.
Le ministre a évoqué les grandes figures historiques qui ont marqué cette époque, notamment Soundiata Keïta, fondateur de l’empire du Mali après la bataille de Kirina en 1235, et Mansa Moussa, dont le célèbre pèlerinage à La Mecque en 1324 a contribué au rayonnement exceptionnel de l’empire à travers le monde musulman et au-delà.  Il a également mis en lumière la Charte du Mandén — aussi connue sous le nom de Serment de Kouroukan Fouga — véritable socle de valeurs universelles prônant la dignité humaine, la liberté et la solidarité, bien avant les grandes déclarations modernes des droits de l’homme.
Positionné comme un pont entre le passé et l’avenir, le forum entend ainsi valoriser le patrimoine culturel tout en le projetant comme un levier de développement durable. À travers cette initiative, les autorités ambitionnent de renforcer l’identité culturelle, de dynamiser les échanges et de faire de Niani un symbole vivant de mémoire et de renaissance.






