CONSTRUCTION ET IMPACTS DES INFRASTRUCTURES ARTISANALES SUR LA COMMUNAUTÉ DES ARTISANS DE GUINÉE

Depuis l’avènement du CNRD au pouvoir, le Gouvernement, dans sa mission régalienne, a initié au niveau du secteur de l’artisanat, la construction de certaines infrastructures artisanales. Cela résulte du constat fait sur le terrain et qui a ressorti que le secteur de l’artisanat guinéen souffre d’un certain nombre de problèmes.
Selon Monsieur Sékou CONDÉ, Directeur National de l’Artisanat, la construction de ces infrastructures permettra aux différentes localités du pays de disposer d’infrastructures artisanales. Toute chose qui permettra de résoudre à la fois cinq problèmes majeurs, notamment : Regrouper les différents corps de métiers installés en un seul endroit ; Permettre aux artisans d’échanger Leur permettre d’exposer leurs produits sur place ; Leur assurer la vente de ces mêmes produits ; Bénéficier de formation et de perfectionnement pour améliorer la qualité de leurs produits afin de pouvoir mettre sur le marché les meilleures qualités de produits qui pourront résister à la concurrence au niveau national, sous-régional et international. Poursuivant, il a déclaré avoir tenu compte de ces problèmes pour commencer par les infrastructures. Et qu’actuellement, il y a en vue la construction du Village artisanal de Kindia avec un montant de 17 milliards neuf cent quarante sept millions cinq cent quarante milles huit cent quarante francs guinéens (17.947.540.840 GNF).
Ce projet est 1er du genre dans le cadre de la construction des infrastructures. Et le taux d’exécution physique sur le terrain est de l’ordre de 25,13% à Kindia d’après la dernière mission d’évaluation effectuée par les techniciens de l’ACGP. Le second projet est la construction du village artisanal de Labé avec un montant de 23 milliards cinq cent huit millions six cent vingt un milles quatres cent trois francs guinéens (23.508.621.403 GNF) dont les travaux évoluent sur le terrain avec un taux d’exécution physique compris entre 70 et 75%.
Aux dires de M. Sékou CONDÉ, ces deux entreprises ont promis d’être les premières entreprises en Guinée à avoir finalisé la construction des villages artisanaux et à ce titre, elles sont sur le bon chemin. A côté de ces deux infrastructures, il y a la construction du village artisanal de Lola. Sur le même sujet, il dira qu’actuellement sa Direction suit avec une attention soutenue, les chantiers d’infrastructures à Lola, Faranah et Kankan dans le cadre de la construction des villages artisanaux.
A côté de ces projets d’infrastructures, la formation des artisans figure en bonne place dans l’agenda de la Direction. Et à ce titre, témoigne Monsieur le Directeur : « Nous avons initié un certain nombre de projets de formation comme la fabrique de cuir, la cordonnerie, etc. Nous avons également un projet d’initiation d’artisans en technique de tissage en se référant à la technologie Burkinabé en la matière, un projet initié par la Fédération Guinéenne des professionnels de textile encadré par la Direction. « Cela a permis à une vingtaine de jeunes filles d’apprendre la technique de tissage et nous avons également fait de la teinture sur des produits spécifiques à la Guinée. A ce niveau, nous nous battons pour la fixation des couleurs pour améliorer la qualité de production », a annoncé le Directeur National de l’Artisanat. « Des mesures correctives restent à prendre dans ce domaine pour permettre aux artisans de faire la meilleure qualité de teinture ‘’Made in Guinea’’ a t-il expliqué.
Le Directeur national de l’Artisanat dira en substance que lorsque les infrastructure seront réalisées, les artisans, au lieu de s’asseoir sous les manguiers, pourront se retrouver dans un endroit sécurisé où ils pourront travailler ensemble, et bénéficier de la formation, du perfectionnement. Et aussi entre eux, ils procéderont à des échanges d’expériences et d’idées pour améliorer la qualité de leurs produits. Plus important, le touriste étranger qui viendra en Guinée aura un endroit où il pourra se procurer des souvenirs de la Guinée tranquillement, contrairement à leur situation actuelle où certains sont installés un peu partout ».
Pour finir, il a soutenu que les recherches ont prouvé que l’artisanat constitue un secteur qui offre les 40% de la production manufacturière à une population qui a un faible pouvoir d’achat. « C’est aussi un secteur qui fait travailler plus de 15 à 20% de la population active du pays dont 42% de la population féminine en milieu urbain, chose qui confère au secteur, le deuxième rang de pourvoyeur d’emplois en milieu rural.

Au regard de tous ces chiffres, le secteur de l’artisanat guinéen reste un secteur stratégique qui attire l’attention des nouvelles autorités du pays dont la priorité est de privilégier le contenu local de sorte que partout où les infrastructures artisanales sont engagées, la priorité soit que les compétences existantes au sein de la localité soient les premières à être

recrutées au sein des entreprises adjudicatrices. ce qui permettra de résoudre le problème d’emploi récurrent et du coup réduire drastiquement le taux de chômage des jeunes.

SERVICE COMMUNICATION ET RELATIONS PUBLIQUES

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