Pose des premières pierres du Musée régional et du Centre culturel de Mamou : un élan historique pour la mémoire et l’avenir de la Guinée

MAMOU, 8 août 2026 – La ville carrefour a franchi une étape décisive dans la préservation de son histoire et la valorisation de sa culture. Ce samedi, la Commune Urbaine de Mamou a abrité la cérémonie officielle de pose de la première pierre du futur Musée régional et Centre culturel, sous l’égide du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.

Dans son discours de bienvenue, le Maire de Mamou a salué la délégation ministérielle menée par le Ministre Moussa Moïse Sylla. Il a souligné que ces infrastructures ne seront pas de simples édifices, mais de véritables sanctuaires de la mémoire collective et des leviers de développement pour les jeunes et les femmes. Il a aussi réitéré la demande de restitution du patrimoine national, citant le crâne d’Almamy Bocar Biro Barry, figure de la résistance anticoloniale et enfant de Porédaka.

Le Gouverneur de la région, le Colonel Robert Soumah, a rappelé la portée symbolique de l’événement. « Mamou est le carrefour de la Guinée : carrefour des ethnies, des savoirs et des voix », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’offrir un écrin moderne au patrimoine du Fouta Djallon. Exhortant les entreprises à respecter les délais, il a appelé la population à s’approprier ce lieu pour en faire un espace vivant.

Le projet a été confié à l’entreprise Golf Guinea Investments. Son représentant a présenté le complexe, qui s’étendra sur 11 968 mètres carrés selon les standards internationaux : galeries d’exposition permanentes et temporaires, bibliothèque, espaces d’hébergement, salles de conférence, ateliers d’artisans et zones marchandes. Il a inscrit ce chantier dans la vision du Programme Simandou 2040 porté par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.

En clôture, le Ministre Moussa Moïse Sylla a livré un discours vibrant sur la souveraineté culturelle et l’identité nationale. Rappelant le sacrifice d’Almamy Bocar Biro Barry, tombé à la bataille de Porédaka en 1896, il a annoncé un vaste programme de numérisation et d’inventaire du patrimoine. Il a réaffirmé la détermination de l’État à poursuivre les démarches de restitution des biens culturels et restes humains conservés à l’étranger.

En scellant cette première pierre, Mamou s’affirme comme la plaque tournante du renouveau culturel guinéen.

Mamou : le Ministre Moussa Moïse Sylla rend une visite de courtoisie à la notabilité et à l’Almamya

Mamou, 8 août 2026 – En marge de la pose de la première pierre du musée régional et du centre culturel de Mamou, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a effectué ce samedi une visite de courtoisie auprès de la notabilité, des sages et de l’Almamya de Mamou.

Placée sous le signe du dialogue avec les gardiens de la mémoire collective, cette rencontre a permis au ministre d’échanger avec les autorités coutumières sur la préservation et la valorisation du patrimoine culturel guinéen.

Les sages et notables ont salué les initiatives du ministère, notamment les démarches relatives au retour des restes de l’Almamy Bokar Biro, figure historique du Fouta-Djalon, qu’ils ont considérées comme un acte majeur de réhabilitation de la mémoire nationale. À cette occasion, ils ont formulé des prières pour le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, pour la paix et la cohésion sociale, ainsi que pour le succès des travaux.

Prenant la parole, le ministre a rappelé que ces infrastructures s’inscrivent dans la vision du programme Simandou 2040, qui vise à faire de la culture un levier de développement et de transmission de l’histoire nationale. Il a également évoqué les démarches pour la restitution des biens historiques guinéens conservés à l’étranger, notamment ceux ayant appartenu à l’Almamy Samory Touré, appelés à retrouver leur place dans les musées nationaux.

Concernant l’Almamy Bokar Biro, Moussa Moïse Sylla a annoncé que des recherches ont permis de retrouver la trace de quatre restes humains liés à Bokar Biro et à ses compagnons, conservés en France. Une demande officielle de restitution a été adressée aux autorités françaises au nom du Président de la République ; leur retour devrait permettre l’organisation de funérailles nationales en hommage à ces figures.

Pour le ministre, cette démarche traduit la volonté du Gouvernement de réhabiliter les héros de l’histoire guinéenne et de faire du patrimoine culturel un outil de transmission, de fierté nationale et de cohésion entre les générations.

Restitution et mémoire

La Guinée engage le retour des biens de l’Almamy Samory Touré et des restes de l’Almamy Bokar Biro et de ses compagnons

La Guinée franchit une étape décisive dans la sauvegarde, la valorisation et la restitution de son patrimoine historique et culturel. Sous l’impulsion du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, le département conduit deux opérations d’envergure, portées par la même exigence de vérité historique et de dignité nationale : le retour des biens personnels de l’Almamy Samory Touré et le rapatriement des restes de l’Almamy Bokar Biro et de ses compagnons.

Le Coran de Samory Touré, futur joyau du Musée du livre et des écritures africaines

Le retour des biens de l’empereur du Wassoulou s’inscrit dans le cadre du programme « Conakry, Ville créative de l’UNESCO en littérature », label décerné à la capitale guinéenne en 2025, près d’une décennie après son titre de Capitale mondiale du livre (2017). En partenariat avec L’Harmattan Guinée, sous la coordination de Sansy Kaba Diakité, le ministère entend faire de ce mandat une réussite pleine et entière.

Au cœur de cette démarche figurent les objets emblématiques de l’Almamy : son Coran et son chasse-mouche, insigne du pouvoir, parmi d’autres effets personnels. Le livre saint, en particulier, a vocation à devenir la pièce iconographique majeure du futur Musée du livre et des écritures africaines de Conakry, conçu pour faire rayonner les écritures, les langues et la pensée du continent. Ce futur musée, une fois érigé, offrira à ces trésors un écrin à la hauteur de leur valeur mémorielle.

Les restes de l’Almamy Bokar Biro identifiés à Paris

Le second volet concerne le retour des restes de l’Almamy Bokar Biro Barry, dernier souverain indépendant de l’imamat du Fouta-Djalon et figure majeure de la résistance à la pénétration coloniale, tué et décapité par les troupes coloniales françaises en 1896. Quatre crânes ont été identifiés au sein des collections du Muséum national d’Histoire naturelle (Musée de l’Homme), à Paris :

– celui de l’Almamy Bokar Biro (inventorié HA-19655, sous l’orthographe « Byro » — variante qui explique pourquoi les équipes ne parvenaient pas à le retrouver) ;

– celui de son fils, Mody Sory (HA-19656) ;

– celui de son frère, Tierno-Siré (HA-20006) ;

– celui de l’un de ses chefs de guerre, Satigué Modou (HA-20008).

Il convient de préciser que la localisation des restes de l’Almamy Bokar Biro et de ses compagnons fait suite à une demande expresse adressée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, M. Moussa Moïse Sylla, à Monsieur Luc Briard, ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone.

Ces travaux ont été menés avec l’appui du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), dirigé par la Dre Safiatou Diallo. L’intervention du CIRD s’inscrit dans un cadre plus général, conforme au programme Simandou 2040 (pilier 2 : éducation et culture). Le ministère, en partenariat avec le CIRD, a engagé une vaste opération de recensement, de documentation et de numérisation du patrimoine culturel guinéen, appelée à aboutir à la rédaction d’un livre blanc sur le patrimoine culturel guinéen véritable outil de rayonnement économique et international.

Un retour dans la dignité : honneurs, funérailles et pardon

Conformément aux traditions et coutumes guinéennes, ces restes ne seront pas exposés dans un musée. Ils reviendront avec tous les honneurs dus au rang de ces personnages historiques. De grandes funérailles seront organisées, ponctuées d’oraisons funèbres rendant hommage à l’Almamy et à ses compagnons, avant leur inhumation.

La Guinée inscrit cette opération non pas dans la rancœur, mais dans la reconnaissance et le pardon un geste de cicatrisation destiné à refermer dignement les plaies de l’histoire et à réconcilier la nation avec sa mémoire.

Deux comités scientifiques, deux cadres juridiques

Pour conduire ces opérations avec rigueur, le ministère a institué deux comités scientifiques : l’un dédié au retour des biens de l’Almamy Samory Touré, l’autre au rapatriement des restes de l’Almamy Bokar Biro et de ses compagnons. Chacun réunit deux représentants de la lignée concernée, des historiens et chercheurs, ainsi que des cadres du département de la Culture, garants de la recherche documentaire, de l’authentification et de l’accompagnement scientifique.

Ces deux démarches relèvent de deux législations françaises distinctes. Le retour des restes humains est encadré par la loi du 26 décembre 2023 relative à la restitution de restes humains appartenant aux collections publiques ; celui des biens culturels, par la loi du 9 mai 2026 relative à la restitution de biens culturels ayant fait l’objet d’une appropriation illicite. Toutes deux instaurent une dérogation au principe d’inaliénabilité des collections publiques et confient à un comité scientifique le soin d’établir l’origine et l’identification des éléments concernés.

À travers ces initiatives, le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat réaffirme l’engagement du Gouvernement guinéen à faire du patrimoine un levier de connaissance, de transmission historique et de rayonnement culturel, conformément aux orientations du Président Mamadi Doumbouya. Une ambition également soutenue par Monsieur le Premier ministre et pleinement inscrite dans la vision Simandou 2040, qui place la culture parmi les piliers essentiels du développement national.

Tiranké Sidimé présente son nouvel album « N’Télé » au ministre Moussa Moïse Sylla

Conakry, 6 août 2026– Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a reçu ce jeudi en audience la chanteuse Tiranké Sidimé, accompagnée de son équipe, venue lui présenter son nouveau projet musical, intitulé « N’Télé », dont la sortie est annoncée pour le 26 décembre 2026. Cette rencontre a permis à l’artiste d’exposer au ministre les grandes orientations de cette œuvre et les ambitions qui entourent sa sortie.

Au cours des échanges, Tiranké Sidimé a évoqué son parcours artistique et son expérience de plusieurs décennies au service de la musique guinéenne. Elle a également partagé sa volonté de marquer cette nouvelle étape de sa carrière par une œuvre à la hauteur de sa trajectoire, tout en contribuant à la valorisation et au rayonnement du patrimoine musical guinéen. À travers « N’Télé », l’artiste entend renouer avec son public et offrir une production qui s’inscrit dans la continuité de sa riche carrière.

Dans son intervention, Moussa Moïse Sylla a salué la démarche de l’artiste et souligné l’importance de ce retour discographique. Il a reconnu la contribution de Tiranké Sidimé au rayonnement de la musique guinéenne et rappelé la nécessité de valoriser les grandes figures qui ont marqué l’histoire culturelle du pays.

La sortie de « N’Télé » apparaît ainsi comme un rendez-vous attendu pour les mélomanes et une étape importante dans la carrière de Tiranké Sidimé.

MCTA : le Conseil de cabinet consacré à la valorisation des plages, aux infrastructures culturelles et aux grands chantiers du secteur

Conakry, 4 août 2026 – Le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a tenu sa 16ᵉ réunion de cabinet ce mardi, placée sous le signe des grands projets structurants du département. Cette session, essentiellement thématique, a été consacrée à la présentation du projet de complexe balnéaire de Rogbanè, inscrit dans le cadre du programme Simandou 2040, ainsi qu’à l’examen de plusieurs dossiers majeurs liés au développement culturel, touristique et artisanal de la Guinée.

À l’ouverture des travaux, le chef de cabinet, Hamidou Bah, a, au nom des cadres présents, adressé ses félicitations au ministre Moussa Moïse Sylla pour sa reconduction à la tête du département et sa nouvelle responsabilité de porte-parole adjoint du gouvernement. Une courte vidéo de présentation du projet de transformation de la plage de Rogbanè en complexe balnéaire de référence a ensuite été diffusée.

Pour le ministre Moussa Moïse Sylla, ce projet illustre la volonté du gouvernement de faire du tourisme un véritable levier de croissance économique et d’attractivité. Il a rappelé que les investissements dans les infrastructures culturelles et touristiques doivent répondre à une vision durable, avec des retombées concrètes pour les populations et une meilleure valorisation du potentiel national.

Revenant sur sa récente tournée à l’intérieur du pays, le ministre a salué le lancement des travaux de construction des musées régionaux et centres culturels à Nzérékoré, Faranah, Siguiri et Kankan. Il a également appelé à une meilleure structuration des futurs musées et centres culturels régionaux. Selon lui, ces infrastructures ne doivent pas être de simples bâtiments, mais de véritables espaces fonctionnels capables d’accueillir des spectacles, des expositions et des activités culturelles de grande envergure. Il a instruit les services techniques concernés de produire un document de référence intégrant les exigences architecturales, les besoins d’exploitation et le modèle économique de gestion de ces infrastructures.

Abordant la question de l’artisanat, Moussa Moïse Sylla a insisté sur la nécessité de repenser le modèle économique des villages artisanaux afin d’assurer leur viabilité.

La question de la restitution des biens culturels et des restes humains historiques a également été évoquée. Le ministre a annoncé la mise en place de comités scientifiques chargés d’accompagner les démarches pour le retour en Guinée de certains biens et restes liés à des figures historiques comme Bokar Biro et ses compagnons. Il a précisé que cette démarche s’inscrit dans une logique de coopération culturelle avec les pays concernés, notamment la France, tout en veillant au respect de la mémoire et de la dignité des héros nationaux.

En clôturant les travaux, Moussa Moïse Sylla a appelé les cadres du département à redoubler d’efforts et à faire preuve de complémentarité pour accélérer la mise en œuvre des projets prioritaires.

Ratoma-Rogbanè : le ministère de la Culture signe une convention de 42 millions de dollars pour transformer la plage en complexe balnéaire

Conakry, 4 août 2026 – Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a signé une convention de partenariat ce mardi avec l’entreprise sino-guinéenne « Sino-Gui » pour l’aménagement et la valorisation de la plage de Rogbanè. D’un investissement privé annoncé à 42 millions de dollars, ce projet, conclu pour une durée de 20 ans, ambitionne de transformer cet espace du littoral de Conakry en un complexe balnéaire moderne, intégré aux ambitions du programme Simandou 2040.

Prenant la parole, le chef de cabinet du ministère, Baba Thiam, a souligné que la convention traduit deux orientations majeures du ministre Moussa Moïse Sylla : la mobilisation d’investissements privés pour accompagner les ambitions du département au-delà des financements publics et du programme Simandou 2040, ainsi que le strict respect des procédures prévues par la législation sur les partenariats public-privé. Il a également relevé deux innovations majeures du partenariat, à savoir l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, à travers la formation et l’appui en équipements, ainsi que la participation de la commune de Ratoma aux futures recettes générées par l’exploitation de la plage de Rogbanè.

Au nom de Sino-Gui, M. Nabé Saliou a salué la confiance des autorités guinéennes et présenté le projet de complexe balnéaire de Rogbanè comme un engagement en faveur du développement de Conakry. Prévu sur environ 15 hectares, le complexe comprendra notamment des hôtels de haut standing, une marina, un complexe cinématographique, un parc aquatique, des espaces sportifs et de loisirs, un marché maritime, un parking intelligent et une promenade aménagée, avec l’ambition d’accueillir entre 2 000 et 7 000 visiteurs par semaine. Il devrait également favoriser la création d’emplois, soutenir les entreprises locales et valoriser les compétences guinéennes, dans le respect des lois, des normes environnementales et des exigences de qualité.

Dans son intervention, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a salué ce partenariat sino-guinéen qui, selon lui, permettra de renforcer le contenu local, le transfert de compétences et la qualification de la ressource humaine nationale. Il a rappelé que ce projet s’inscrit dans la vision de Simandou 2040 visant à moderniser les plages de Conakry, notamment Rogbanè, un site stratégique à fort potentiel touristique appelé à favoriser les investissements au-delà de Kaloum et à créer de nouvelles opportunités économiques pour les populations, particulièrement les jeunes.

Moussa Moïse Sylla a également insisté sur la dimension mémorielle du site de Rogbanè, marqué par le drame du 29 juillet 2014, au cours duquel 34 personnes avaient perdu la vie dans une bousculade. Il a souhaité que l’aménagement du futur complexe intègre un lieu de mémoire, notamment une stèle en hommage aux victimes. Pour le ministre, cette dimension doit accompagner la modernisation du site afin que le développement touristique n’efface pas son histoire.

Le ministre a enfin appelé l’entreprise à traduire dans les faits les ambitions présentées dans la maquette du projet. Il a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des engagements contractuels, du respect des procédures, des délais et des normes de construction. « Nous comptons sur vous pour faire un travail sérieux sur ce site », a-t-il notamment souligné, rappelant que Rogbanè n’est pas un espace comme les autres, mais un site chargé d’histoire et de mémoire.

À travers cette convention, le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat entend ainsi faire de Rogbanè une nouvelle destination touristique et de loisirs à Conakry, tout en renforçant la participation du secteur privé au développement du tourisme et en inscrivant davantage les infrastructures touristiques dans la dynamique de Simandou 2040.

Siguiri : le ministre de la Culture pose la première pierre du centre culturel

Siguiri, 23 juillet 2026 – Siguiri a franchi une nouvelle étape dans la valorisation de son patrimoine avec la pose de la première pierre de son futur centre culturel. La cérémonie, présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a réuni autorités administratives, élus locaux, leaders religieux, sages, associations de jeunes et de femmes et acteurs culturels.

Le maire de la commune urbaine, Abou Billy Keïta, a salué une réponse à une attente de longue date des populations et une infrastructure appelée à promouvoir la culture, l’histoire et l’identité de Siguiri.

Le ministre a rappelé que cette réalisation s’inscrit dans le programme national « Simandou 2040 », vision de développement portée par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya. Pour son département, il s’agit de doter les régions de centres culturels et de musées modernes. Des projets similaires ont déjà été lancés à Nzérékoré, Faranah et Kankan.

« Nous ne pouvions pas ignorer Siguiri. Son histoire est intimement liée à celle de l’or depuis des siècles, à l’Empire du Mali, mais aussi au masque konkoba, au djagbè et au Sosso Bala, le plus vieux balafon au monde, conservé à Niagassola. Une localité avec un tel patrimoine mérite sa propre infrastructure culturelle », a-t-il déclaré.

Selon lui, cet investissement permettra de préserver la mémoire collective, de transmettre les valeurs aux jeunes générations et de faire de Siguiri un pôle de rayonnement culturel. « Avec le président Mamadi Doumbouya, le développement ne se conjugue pas au futur, mais au présent », a-t-il ajouté, saluant la mobilisation du gouverneur, du préfet, des élus et des notabilités autour du projet.

À Kankan, la culture prend racine : le gouvernement lance les travaux d’un musée régional et d’un centre culturel

Kankan, 23 juillet 2026 – Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a présidé ce jeudi la cérémonie de pose de la première pierre du futur musée régional et du centre culturel de Kankan, dans le quartier Aéroport. L’événement a réuni les autorités administratives, les partenaires techniques et l’entreprise chargée des travaux, en présence d’une importante mobilisation citoyenne autour de ce projet structurant inscrit dans la vision Simandou 2040.

Dans son intervention, le gouverneur de la région administrative de Kankan, le colonel Aly Badara Camara, a salué un acte historique en faveur de la préservation du patrimoine culturel. Il a souligné que ces infrastructures permettraient de valoriser l’identité culturelle de la Haute-Guinée, de soutenir la création artistique et d’offrir aux jeunes un espace moderne de formation, d’expression et d’innovation.

Prenant la parole au nom de MC Groupe, l’entreprise chargée des travaux, son représentant, M. Ben Salah, a assuré que le projet serait réalisé conformément aux normes internationales de qualité et dans les délais contractuels. Il a précisé que le complexe, d’une superficie de 11 968 m², comprendrait notamment des galeries d’exposition, une bibliothèque, des salles de conférence, des ateliers, des espaces commerciaux, des restaurants et des espaces verts.

Dans un discours fortement applaudi, le ministre Moussa Moïse Sylla a rappelé que ces équipements constituaient un héritage pour les générations futures. Il a mis en avant la richesse du patrimoine matériel et immatériel de Kankan, notamment la Mamaya, le Doundoumba et le Djagbé, tout en réaffirmant l’engagement de son département à poursuivre les démarches en vue de l’inscription de la Mamaya sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Il a également insisté sur le rôle du futur musée comme gardien de la mémoire collective et sur celui du centre culturel comme incubateur de talents.

À travers cette cérémonie, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de la culture un levier majeur du développement national. Le ministre a annoncé qu’un suivi rigoureux du chantier serait assuré afin de garantir le respect des engagements de l’État, pour que le musée régional et le centre culturel de Kankan deviennent des pôles de référence en matière de conservation du patrimoine, de création artistique, de tourisme et d’économie culturelle.

Région de Faranah : lancement des travaux du musée régional et du centre culturel

Faranah, 22 juillet 2026– Une nouvelle page de l’histoire culturelle de la Haute-Guinée s’est ouverte à Faranah avec la cérémonie de pose de la première pierre du futur Musée régional et du Centre culturel régional.

Présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, la cérémonie a réuni les autorités administratives, les élus locaux, les sages, les responsables des services de défense et de sécurité, ainsi que les représentants de l’entreprise Golf Guinea Investment (GGI), chargée de la réalisation des travaux.

Dans son allocution de bienvenue, le gouverneur de la région administrative de Faranah, le Contrôleur général de police Lamine Keïta, a salué un projet historique qui répond à une attente de longue date des populations. Il a rappelé que Faranah, riche de son patrimoine historique, culturel et touristique, dispose également d’importantes potentialités agricoles, minières, artisanales et commerciales qui contribuent au développement du pays.

Selon lui, la construction du musée et du centre culturel constitue un acte fort de préservation de la mémoire collective et de valorisation de l’identité culturelle régionale. Il a souligné que cette infrastructure offrira un cadre moderne destiné à conserver, promouvoir et transmettre le patrimoine culturel aux générations futures. Le gouverneur a également exprimé la reconnaissance des populations de Faranah au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, pour les réformes engagées en faveur du développement national, avant d’inviter les citoyens à s’approprier cette future infrastructure.

Au nom de Golf Guinea Investment (GGI), l’entreprise chargée de l’exécution des travaux, son représentant Thomas Cyrille Tindawo Mambingo a réaffirmé l’engagement de son groupe à livrer un ouvrage répondant aux meilleurs standards internationaux.

Il a indiqué que ce complexe culturel, d’une superficie de 11 968 m², comprendra notamment une administration, des galeries d’exposition permanentes et temporaires, une bibliothèque, des salles de conférence, des espaces d’hébergement, des ateliers, des locaux techniques, des boutiques de souvenirs, des espaces verts, des voies d’accès, des dispositifs de sécurité ainsi que des espaces de restauration.

Pour GGI, ce projet dépasse largement la simple construction d’un bâtiment. Il s’agit d’un investissement dans la mémoire nationale, l’éducation, la recherche, le tourisme culturel et le développement économique local. L’entreprise a assuré le gouvernement et les populations de son engagement à respecter les délais contractuels ainsi que les exigences de qualité et de sécurité.

Prenant la parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a donné une portée nationale à cet événement. Il a qualifié la cérémonie de « promesse faite à l’avenir », estimant que la pose de cette première pierre marque le début d’une véritable révolution culturelle en Guinée.

Le ministre a expliqué que cette initiative s’inscrit dans la vision du président Mamadi Doumbouya, qui a fait de la culture le deuxième pilier du programme Simandou 2040, considérant celle-ci comme le socle de l’identité nationale et un moteur du développement durable.

Moussa Moïse Sylla a rendu un hommage appuyé au premier président de la Guinée, Ahmed Sékou Touré, qu’il a présenté comme l’artisan du rayonnement culturel du pays à travers des institutions emblématiques telles que les Ballets Africains et les orchestres régionaux. Selon lui, l’ambition actuelle consiste à renouer avec cette dynamique afin de faire de chaque région un véritable pôle de création, de conservation et de diffusion de la culture guinéenne.

« Ce que nous faisons aujourd’hui à Faranah, après N’Zérékoré et avant d’autres régions comme Kankan, Mamou, Labé, Kindia ou Boké, n’est pas une succession de cérémonies protocolaires. C’est une révolution culturelle attendue depuis l’indépendance », a déclaré le ministre.

À travers ce vaste programme de construction de musées régionaux et de centres culturels, le gouvernement entend rapprocher les institutions culturelles des populations, sauvegarder le patrimoine national et faire de la culture un levier de cohésion sociale, d’éducation et de développement économique.

Avec cette première pierre, Faranah amorce ainsi une transformation appelée à renforcer son attractivité culturelle et touristique, tout en offrant aux générations présentes et futures un espace dédié à la mémoire, à la création artistique et à la transmission des valeurs qui fondent l’identité de la Guinée.

Nzérékoré lance les travaux de son musée et centre culturel : le gouvernement pose la première pierre d’un vaste réseau muséal national

Nzérékoré, 20 juillet 2026 – La ville de Nzérékoré a accueilli, ce lundi, la cérémonie officielle de lancement des travaux du musée et du centre culturel régional, premier maillon d’un ambitieux programme gouvernemental visant à doter les huit régions administratives de la Guinée d’infrastructures modernes dédiées à la préservation du patrimoine et à la promotion de la création artistique.

Autorités administratives, élus locaux, leaders religieux et coutumiers, acteurs culturels ainsi que les populations ont pris part à cette cérémonie présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla.

Dans son mot de bienvenue, le maire de la commune urbaine de Nzérékoré, Germain Kolié, a salué un projet qu’il considère comme un tournant historique pour la Guinée forestière. Selon lui, le futur complexe ne sera pas un simple édifice, mais « un sanctuaire de la mémoire collective », destiné à préserver les traditions, les savoir-faire artisanaux et les récits fondateurs de la région. Il a également souligné les retombées attendues en matière de tourisme, d’économie locale et d’épanouissement de la jeunesse.

Le gouverneur de la région administrative, le colonel Moussa Condé, a abondé dans le même sens en mettant en avant la richesse culturelle exceptionnelle de Nzérékoré. Il a rappelé que cette infrastructure favorisera la transmission des valeurs culturelles, la recherche scientifique et l’éducation, mais aussi le développement d’activités génératrices de revenus pour les artisans, les artistes et les opérateurs culturels. Il a appelé les populations à s’approprier ce projet afin d’en faire un véritable symbole de cohésion sociale et de développement régional.

Au nom de l’entreprise chargée des travaux, le directeur général de MC Groupe, Ben Salah, a réaffirmé l’engagement de son équipe à réaliser les infrastructures dans le respect des normes internationales de qualité et de sécurité, ainsi que des délais contractuels. Il a précisé que le complexe, d’une superficie de près de 12 000 mètres carrés, comprendra notamment des galeries d’exposition permanente et temporaire, une bibliothèque, des salles de conférence, des ateliers, des espaces commerciaux, des hébergements, des restaurants ainsi que de vastes espaces verts. Pour lui, ce projet dépasse largement la construction d’un bâtiment et constitue un investissement durable en faveur de l’identité culturelle, de l’éducation et du tourisme.

Prenant la parole, le ministre Moussa Moïse Sylla a d’abord invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire de l’illustre acteur culturel de Nzérékoré, Sibafassou, récemment disparu, ainsi que de toutes les figures de la culture guinéenne décédées.

Le ministre a ensuite tenu à distinguer le projet minier Simandou du Programme Simandou 2040, présenté comme la vision nationale de développement portée par le Président de la République, le général Mamadi Doumbouya.

« Le projet Simandou extrait la richesse de nos montagnes ; le Programme Simandou 2040 transforme cette richesse en développement partagé », a-t-il expliqué, estimant que les musées et centres culturels participent à cette ambition de transformer les ressources naturelles en capital humain, en savoir et en fierté nationale.

Selon lui, la culture est désormais considérée comme un levier stratégique de cohésion nationale, de développement économique, de promotion touristique et de rayonnement international. Il a annoncé que les huit capitales régionales seront progressivement dotées d’un musée et d’un centre culturel, faisant de Nzérékoré la première étape de ce vaste réseau muséal national. Cette initiative viendra compléter la modernisation du Musée national de Guinée à Conakry, dont l’extension est annoncée grâce à un financement de 16 millions d’euros.

« Une nation ne se bâtit pas seulement avec le minerai ; elle se bâtit aussi avec la mémoire, l’art et l’âme de son peuple », a conclu le ministre, donnant ainsi le ton d’une politique culturelle qui entend faire du patrimoine un véritable moteur du développement de la Guinée.