Actualiés

MCTA : patrimoine national, Code du tourisme et projets structurants au cœur de la réunion de cabinet

Conakry, 31 août 2026– Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a tenu ce lundi son Conseil de cabinet, présidé par le ministre Moussa Moïse Sylla. La réunion, introduite par le Chef de cabinet Thierno Hamidou Bah, a été marquée par l’accueil du nouveau Secrétaire général, Dr Youssouf Boundou Sylla, et par l’examen de plusieurs dossiers stratégiques.

Au cœur des échanges figurait le projet de Panthéon national de Guinée, destiné à honorer les grandes figures de l’histoire du pays. D’abord envisagé autour du mausolée du président feu Ahmed Sékou Touré, il a été réorienté, sur instruction du ministre, vers une dimension nationale, avec des stèles et des espaces dédiés aux héros nationaux. Cette initiative s’inscrit dans le Programme national d’inventaire, de numérisation et de documentation du patrimoine, visant à en assurer la préservation et la valorisation.

La réunion a aussi permis de faire le point sur les activités des services et le portefeuille de projets du département. Le nouveau Secrétaire général a invité les cadres à faire de Simandou 2040 le principal référentiel du ministère, en insistant sur la culture du résultat, le travail en équipe et le respect de la hiérarchie.

Autre dossier majeur : l’état d’avancement des textes d’application du Code du tourisme. Présenté par le Conseiller juridique par intérim, Moussa Fofana, le compte rendu de la commission technique fait état de 16 textes, dont cinq projets de décrets et plusieurs arrêtés. Ils portent notamment sur l’aménagement touristique du littoral, des lacs, des berges, des parcs nationaux et réserves naturelles, sur les zones d’intérêt touristique et sur les activités exercées par voie numérique. Ces textes sont prêts à engager le circuit administratif menant à leur adoption.

Le ministre a salué ce travail et appelé à en accélérer le processus. Il a recommandé l’implication des cadres du département dans les travaux de préparation du futur Code domanial et foncier, afin d’assurer la cohérence avec le Code du tourisme.

Sur les projets structurants, il a demandé un suivi rapproché de plusieurs chantiers, avec pour objectif un calendrier de lancement précis dès septembre.

Dans les divers, le Directeur général du BGDA a annoncé l’arrivée prochaine d’une mission de la CISAC et de l’OIF, chargée d’évaluer la situation de la Guinée en matière de gestion et de protection des droits d’auteur. Cette démarche pourrait rapprocher le pays d’une adhésion pleine et entière à l’organisation.

En clôture, Moussa Moïse Sylla a invité les cadres à resserrer les rangs, renforcer la coordination et maintenir le rythme de travail.

Patrimoine : Moussa Moïse Sylla installe deux comités scientifiques pour le retour des biens de l’Almamy Samory Touré et des restes de l’Almamy Bocar Biro Barry

Conakry, 17 août 2026 – Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a présidé ce lundi la première réunion des comités scientifiques chargés d’accompagner le retour en Guinée du manuscrit notamment le Coran et des effets personnels attribués à l’Almamy Samory Touré, ainsi que des restes de l’Almamy Bocar Biro Barry et de ses compagnons, détenus en France.

Le ministre a d’emblée souligné que la mise en place de deux comités distincts répond à une réalité juridique précise : les deux demandes de restitution adressées à la France sont encadrées par deux lois différentes. Le retour des restes de l’Almamy Bocar Biro Barry, de son fils, de son frère et de l’un de ses chefs de guerre, dont la présence en France a été confirmée, relève de la loi de 2023 sur la restitution des restes humains issus des collections publiques. Le retour du manuscrit et des objets de l’Almamy Samory Touré s’inscrit, lui, dans le cadre de la loi de 2026 sur la restitution des biens culturels. C’est cette différence de régime juridique qui justifie la création de deux comités spécialisés plutôt que d’un seul.

Moussa Moïse Sylla a insisté sur le caractère déterminant du travail des historiens et des chercheurs pour la suite du processus. Il attend d’eux un travail rigoureux de recherche, de documentation et de vérification des sources afin d’établir avec précision l’identité, la provenance et le parcours historique des biens et des restes concernés. Croiser les archives, reconstituer chaque étape de leur trajet et produire les éléments scientifiques nécessaires : ce sont ces preuves qui donneront leur force aux procédures engagées auprès des autorités françaises. Le ministre a d’ailleurs appelé à ne pas se limiter aux seuls documents étrangers, mais à reconstituer cette histoire à partir de sources fiables et croisées.

Point essentiel, le ministre a précisé que ces deux comités ne sont pas fermés : ils sont ouverts à tous les experts du domaine, guinéens comme étrangers. L’objectif est de mobiliser l’ensemble des compétences utiles universitaires, historiens et chercheurs ayant déjà travaillé sur ces figures quelle que soit leur nationalité, afin de garantir la rigueur scientifique et la vérité historique de la démarche.

Moussa Moïse Sylla a enfin appelé à conduire ces procédures dans un esprit de coopération avec la France. « Nous ne voulons pas agir avec rancœur », a-t-il déclaré, estimant que le retour de ces biens et de ces restes doit être un moment de réhabilitation, de dignité et de communion autour de la mémoire nationale. Il a rattaché cette initiative à la vision du président Mamadi Doumbouya, à travers le programme Simandou 2040, et au programme national de recensement, de documentation et de numérisation du patrimoine mené avec le CIRD.

Dr Safiatou Bah, du CIRD, a rappelé que la restitution constitue l’un des six piliers de ce programme national et souligné l’importance de mobiliser les départements universitaires d’histoire du pays. Sansy Kaba Diakité, directeur général de L’Harmattan Guinée, a réaffirmé la disponibilité des acteurs culturels et scientifiques à accompagner le processus.

Boké : Moussa Moïse Sylla visite les lieux de mémoire de la traite négrière et appelle à préserver le patrimoine

Boké, 12 août 2026 – En marge de la pose de la première pierre du Musée régional et du Centre culturel régional de Boké, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a effectué ce mercredi une visite guidée de plusieurs sites emblématiques du patrimoine régional : le Musée régional, le « chemin du non-retour », les anciennes geôles liées à la traite négrière et, enfin, le Centre d’exposition artisanale.

Au Musée régional, le ministre a découvert des objets, photographies et documents retraçant l’histoire des communautés locales, notamment les Baga, Nalou et Landouma. Soulignant le risque de dégradation de certaines pièces, il a demandé au Directeur du Musée national de Guinée de formuler des propositions concrètes pour leur conservation. Il a par ailleurs indiqué que cet établissement est appelé à devenir un musée thématique consacré à la traite transatlantique dans la région.

Sur le site du « chemin du non-retour » et dans les anciennes geôles où étaient détenus les captifs, le ministre a mesuré la dimension historique et douloureuse de ces lieux. Il a appelé à davantage de rigueur dans la documentation et la présentation de ces témoignages, estimant que ces sites, éléments essentiels du patrimoine national, doivent être préservés, documentés et valorisés. Il a rappelé à cette occasion que la réhabilitation des sites historiques et du patrimoine négrier figure parmi les projets inscrits au programme Simandou 2040, au compte du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.

La visite s’est achevée au Centre d’exposition artisanale, où le ministre a découvert les productions et savoir-faire locaux, illustrant le lien entre patrimoine, artisanat et développement culturel. Une démarche qui complète le projet de Musée et de Centre culturel régional, appelé à doter Boké de nouveaux espaces pour conserver son histoire, transmettre ses savoir-faire et valoriser son identité.

Boké : lancement du musée et du centre culturel régional

Boké, 12 août 2026 – Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a posé ce mercredi la première pierre du Musée régional et du Centre culturel régional de Boké, ultime étape d’une tournée nationale. La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur, du préfet, du maire et de nombreuses autorités administratives, militaires et religieuses.

Le maire de la commune urbaine, Bassekou Amirou Dramé, a salué une initiative témoignant de l’importance accordée à la préservation du patrimoine et à sa transmission aux générations futures. Il souhaite faire du musée un espace de culture, d’éducation et de recherche.

Le gouverneur, le Général Aboubacar Diakité, a insisté sur l’urgence de préserver une histoire longtemps transmise oralement : masques sacrés, instruments de musique, tenues traditionnelles et archives de la résistance. Il a rappelé la richesse historique de Boké, marquée par le brassage des peuples et par des sites liés à la traite négrière le Fortin, la rue René-Caillé et le chemin du non-retour.

Au nom de MC Groupe, le coordinateur Tolo Sylla a assuré que les travaux respecteraient les délais et les normes de qualité, d’hygiène, de sécurité et d’environnement, en collaboration avec le gouvernement et les communautés locales.

Le ministre a replacé le projet dans la politique de valorisation du patrimoine portée par le Président Mamadi Doumbouya, à travers le programme Simandou 2040. Rappelant que Boké ne se résume pas à ses ressources minières, il a évoqué les peuples Baga, Nalou et Landouma, le masque D’mba, symbole de la culture guinéenne, ainsi que des figures comme le roi Dina Salifou et les héros de la résistance. Une dynamique de recherche, de documentation et de numérisation mobilisera chercheurs, historiens et étudiants jusque dans les villages.

Le musée aura pour mission de sauvegarder la mémoire collective de Boké, tandis que le centre culturel offrira aux artistes et artisans un cadre moderne de création et de formation, source d’emplois pour les jeunes.

Boké : accueil solennel et visite du ministre Moussa Moïse Sylla à la notabilité

Boké, 12 août 2026 – Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a été chaleureusement accueilli ce mercredi à Boké, dernière étape de sa tournée consacrée à la pose des premières pierres des musées et centres culturels régionaux. À son arrivée, il a reçu les honneurs militaires dus à son rang, en présence des autorités administratives et des responsables des forces de défense et de sécurité.

Accompagné du gouverneur, du préfet et du maire de la commune urbaine, le ministre s’est ensuite rendu auprès de la notabilité pour une visite de courtoisie. Les autorités coutumières lui ont souhaité la bienvenue et salué sa présence dans le cadre du projet de musée et de centre culturel régional.

Le Kountigui de Boké et les sages ont exprimé leur reconnaissance pour la considération accordée à la notabilité et souligné l’importance de la culture dans la préservation de l’identité, de l’histoire et des traditions.

La rencontre s’est achevée par des prières et bénédictions en faveur du Président de la République, de la paix et de la cohésion sociale, ainsi que pour la réussite du projet.

 

Kindia – Voile de la Mariée : Moussa Moïse Sylla constate les retards et exige l’accélération des travaux

Kindia, 10 août 2026— Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a effectué ce lundi une visite de terrain sur le site emblématique du Voile de la Mariée, à Kindia, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux d’aménagement et de rappeler aux entreprises l’urgence de respecter leurs engagements.

 

Constatant un retard important dans l’exécution du chantier, le ministre a annoncé un renforcement du suivi associant le bureau d’études, le bureau de contrôle et les entreprises en charge des cinq lots du projet. Le niveau d’exécution varie actuellement entre 50 et 96 % selon les lots, une situation qui, selon lui, doit être rapidement corrigée afin de permettre la réception provisoire des travaux.

 

La visite a par ailleurs mis en lumière une anomalie préoccupante : certaines entreprises affichent un niveau de décaissement financier supérieur à leur niveau réel d’exécution des travaux. Ces mêmes entreprises ont déjà signé au moins trois engagements successifs promettant d’achever le chantier dans un délai de six mois, sans que ces promesses n’aient été tenues à ce jour.

 

Moussa Moïse Sylla a souligné l’importance stratégique de ce projet pour le développement touristique de Kindia et de la Basse-Guinée. À travers de nouvelles infrastructures d’accueil et d’hébergement intégrées à la nature, le site ambitionne d’offrir une nouvelle expérience aux visiteurs et de renforcer l’attractivité touristique de la région.

 

Le ministre a également insisté sur la nécessité de préserver la chute d’eau du Voile de la Mariée, dont le débit diminue en saison sèche, notamment en raison du détournement de la source par des activités agricoles en amont. Il a annoncé la mise en place d’un projet de forages destinés aux communautés agricoles, afin de préserver le cours naturel de l’eau.

 

Cette visite traduit la volonté du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat d’accélérer la transformation du Voile de la Mariée en une destination touristique moderne, contribuant au rayonnement du tourisme guinéen et au développement économique local.

 

Kindia : pose de la première pierre du musée et du centre culturel régional pour bâtir la mémoire et l’avenir culturel de la région

Kindia, 10 août 2026– Friguiagbé Centre 2 a accueilli ce lundi la pose de la première pierre du Musée et du Centre culturel régional de Kindia. Un projet structurant qui ambitionne de faire de la culture, du patrimoine, de l’artisanat et de la créativité des leviers de développement territorial.

 

La cérémonie a réuni le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, le gouverneur de la région, le préfet, les autorités locales, les sages et de nombreux invités.

 

Au nom des populations de Friguiagbé, le maire Naby Laye Soumah a salué le choix de sa commune. Pour lui, le futur musée sera « un lieu de mémoire, de transmission et de découverte », destiné à préserver l’histoire, promouvoir les savoir-faire locaux et offrir aux jeunes un espace de créativité.

 

Le gouverneur, le Contrôleur général de Police Mamadou Camara, a souligné la dimension stratégique de l’initiative : investir dans la culture, c’est investir dans l’identité, l’éducation et l’avenir de la jeunesse. Il a réaffirmé l’engagement des autorités à accompagner le projet, en cohérence avec le programme Simandou 2040.

 

Le ministre Moussa Moïse Sylla a présenté le musée comme un « sanctuaire de mémoire », scientifique et pédagogique, consacré à la conservation et à la valorisation du patrimoine de Kindia. Le Centre culturel régional, d’une capacité annoncée d’au moins 1 000 places, servira quant à lui de laboratoire de créativité pour les artistes, artisans et jeunes créateurs, et contribuera à valoriser le patrimoine immatériel de la région : musique, danses, récits et traditions.

 

Pour le ministre, l’enjeu dépasse la construction d’infrastructures : il s’agit de préserver les racines culturelles de la Guinée face aux risques d’uniformisation. « Un peuple qui préserve son histoire est un peuple qui prépare son avenir », a-t-il défendu. Le projet s’inscrit dans une dynamique nationale de construction et de rénovation d’infrastructures culturelles, qu’il considère comme un investissement dans l’identité et l’avenir économique du pays.

 

Le représentant de Gold Guinée Investments, chargée des travaux, a assuré que sa société respectera ses engagements contractuels, notamment en matière de délais.

 

À Friguiagbé Centre 2, cette première pierre marque bien plus que le début d’un chantier : elle symbolise la volonté de transformer la richesse culturelle de Kindia en un patrimoine vivant et générateur d’opportunités pour les générations présentes et futures.

 

Kindia : la notabilité bénit le projet de musée et de centre culturel régional

Conakry, 10 août 2026– En marge de la pose de la première pierre du musée et du centre culturel régional de Kindia, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, accompagné du gouverneur et du préfet, a rendu une visite de courtoisie ce lundi aux sages de la cité des agrumes.

Placée sous le signe des valeurs traditionnelles, cette rencontre a permis à la délégation de solliciter les prières et bénédictions des autorités coutumières avant le lancement du projet.

Après les salutations d’usage et la présentation des dix noix de cola, les sages ont souhaité la bienvenue au ministre et à sa suite, saluant une visite perçue comme une marque de respect envers les communautés locales.

Rappelant la richesse historique et culturelle de la région, les représentants de la notabilité ont salué la construction du musée, qui préservera le patrimoine local, et l’implantation d’un centre culturel destiné à encourager les jeunes talents. Ils ont réaffirmé leur soutien à cette initiative, jugée porteuse pour la transmission de l’histoire et des savoir-faire aux générations futures.

La rencontre s’est achevée par des prières en faveur du Président de la République, des projets de développement du pays et de la réussite du chantier.

Labé : le ministre Moussa Moïse Sylla pose la première pierre du Musée régional et du Centre culturel

Labé, 10 août 2026 – La cité de Karamoko Alpha Mo Labé a franchi ce dimanche une étape majeure dans la valorisation de son patrimoine culturel, avec la cérémonie de pose de la première pierre du Musée régional et du Centre culturel régional, deux infrastructures appelées à devenir des pôles de conservation, de création, de transmission et de rayonnement culturel.

Prenant la parole en premier, le maire de la commune urbaine de Labé, Elhadj Habib Bah, a souhaité la bienvenue aux autorités et aux invités dans cette cité de « mémoire, de savoir, de culture et de tradition ». Rappelant la richesse du patrimoine matériel et immatériel de la région, il a estimé que le futur musée permettra aux enfants de connaître leur histoire, aux chercheurs d’étudier le patrimoine et aux visiteurs de découvrir les richesses de Labé. Il a par ailleurs plaidé pour la finalisation du palais de la Kolima, la mise en place d’un programme d’appui aux artisans et la numérisation du patrimoine afin de le rendre accessible au public national et international.

Au nom de MC Groupe, Ousmane Tolo Sylla a présenté les contours du projet. D’une superficie totale de 11 968 mètres carrés, le complexe comprendra notamment des galeries d’exposition, une bibliothèque, des salles de conférence, des espaces d’hébergement, des boutiques d’artisanat, des ateliers de création et des aménagements paysagers. Il a assuré que MC Groupe mettra son expertise au service de la réalisation des ouvrages dans les délais et selon les standards de qualité et de sécurité requis.

Intervenant à son tour, le gouverneur de la région de Labé, le Général Boundouka Condé, a qualifié la cérémonie de « jalon historique », estimant que Labé se dote enfin d’un espace à la hauteur de son prestige historique, spirituel et intellectuel. Évoquant l’héritage de grandes figures telles que Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Sadou Mo Dalein et Thierno Aliou M’Bhoubha Diyan, il a appelé les entreprises à respecter les cahiers des charges, les normes de sécurité et les délais.

Clôturant la série des interventions, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a replacé le projet dans la vision Simandou 2040, qui fait de la culture un levier de développement. Il a annoncé un vaste programme national de recensement, de documentation et de numérisation du patrimoine culturel guinéen, mobilisant chercheurs et étudiants à travers les régions. Le ministre a également rendu hommage aux pionniers de la sauvegarde du patrimoine à Labé, notamment le Musée du Fouta-Djallon porté par Zainab Bokoumantio Djallon et le professeur Bonata Dieng, ainsi qu’aux initiatives de l’acteur culturel Mamadou Thug. Pour lui, le futur musée doit être bien plus qu’un bâtiment : « un musée, c’est beaucoup plus le contenu que le contenant ».

À Labé, la première pierre posée ouvre ainsi la voie à un ambitieux chantier de mémoire, de transmission et de rayonnement culturel.

 

Labé : le ministre Moussa Moïse Sylla s’imprègne de l’état d’avancement des travaux de rénovation du palais de la Kolima

Labé, 9 août 2026 – Dans le cadre du suivi des infrastructures culturelles, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a effectué une visite ce samedi sur le site du palais de la Kolima à Labé afin de s’enquérir des réalités du terrain et du niveau d’avancement des travaux de rénovation. Il était accompagné du gouverneur de la région de Labé, des autorités administratives locales ainsi que des cadres de son département.

Cette visite a permis au ministre de constater l’évolution du chantier et d’échanger avec les responsables administratifs sur les prochaines étapes des travaux. Toutefois, face au constat de l’arrêt des travaux depuis quelques semaines, le ministre a sommé l’entrepreneur de reprendre le chantier sans délai. Sur place, il a également insisté auprès des autorités locales sur la nécessité d’un suivi rigoureux afin d’éviter les retards observés sur certains projets par le passé.

Les autorités locales ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner cette initiative afin de permettre au palais de la Kolima de retrouver son rayonnement d’antan et de redevenir un espace dédié aux manifestations culturelles, aux rencontres artistiques et à la promotion des talents de la région.