Conakry, 25 avril 2026 – La 18ᵉ édition des 72 Heures du Livre de Conakry s’est achevée en apothéose au lac Gbassikolo, marquée par un discours fort du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla. Devant un parterre d’acteurs culturels, de diplomates et de passionnés du livre, le ministre a salué une édition « d’exception », symbole d’une Guinée qui « pense, écrit et rayonne ».
Durant trois jours, panels, dédicaces et rencontres ont rythmé l’événement, réunissant écrivains, universitaires et jeunes autour de thématiques majeures telles que le numérique, la créativité ou encore l’identité.
Le ministre a insisté sur la portée de ces échanges, appelés à nourrir durablement la réflexion collective bien au-delà du cadre du festival. Il a également mis en avant l’inclusivité de cette édition, qui a mobilisé l’ensemble des communes de Conakry ainsi que la ville de Forécariah, invitée d’honneur.
Moment phare de cette édition, la célébration de la Journée mondiale du livre a été marquée par une initiative du Président de la République, Mamadi Doumbouya, qui a reçu les acteurs du livre au Palais présidentiel. À cette occasion, le Chef de l’État a remis le Grand Prix littéraire du Président de la République à quatre auteurs, un geste que le ministre qualifie de « signal politique fort » en faveur de la reconnaissance de la littérature guinéenne. Pour lui, cette initiative consacre la culture comme un pilier stratégique du développement national.

Dans son intervention, Moussa Moïse Sylla a également rendu un vibrant hommage aux artisans de l’événement, notamment les commissaires générales Aïcha Kaporo Soumah et Diaka Camara, ainsi qu’au fondateur des 72 Heures du Livre, Sansy Kaba Diakité. Il a salué leur engagement et leur vision, qui ont permis à cette initiative de s’imposer comme un rendez-vous culturel majeur en Guinée et en Afrique.
S’adressant particulièrement à la jeunesse, le ministre a lancé un appel à l’appropriation du livre comme outil de savoir et de transformation. « Lisez et écrivez », a-t-il exhorté, invitant les jeunes à s’exprimer dans toutes les langues nationales et internationales, tout en restant enracinés dans leurs traditions.
Clôturant son allocution sur une note d’espoir, le ministre a rappelé que, si les 72 Heures du Livre prennent fin, « les idées demeurent ». Il a réaffirmé l’ambition de faire de Conakry une véritable capitale africaine du livre et de la pensée, consolidant ainsi son statut de ville créative de l’UNESCO en littérature.
Enfin, la cérémonie a été marquée par la remise symbolique de certificats à certains participants, dont les parcours inspirants témoignent de l’impact réel de cette initiative. Un moment fort, qui reflète l’ambition des 72 Heures du Livre de dépasser le cadre culturel pour devenir un levier d’éducation et d’opportunités.




