Patrimoine culturel : le ministre Moussa Moïse Sylla réaffirme son engagement en faveur de la valorisation du Sosso-Bala

Conakry, 9 juillet 2026 – Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a reçu en audience ce jeudi une délégation de la famille Dôkala de Niagassola, gardienne du Sosso-Bala, venue présenter les enjeux liés à la préservation et à la valorisation de ce patrimoine emblématique de la Guinée. La rencontre a également été marquée par un échange sur les perspectives de renforcement des actions de sauvegarde de cet héritage historique.

Au nom de la délégation, Djemory Kouyaté a exprimé sa gratitude au ministre pour l’audience qui leur a été accordée et pour l’intérêt qu’il porte à la promotion du patrimoine culturel national. Ils ont présenté les dimensions scientifique, culturelle, économique, touristique et diplomatique du Sosso-Bala, tout en sollicitant l’accompagnement du département pour renforcer sa conservation et son rayonnement.

Il a rappelé que le Sosso-Bala constitue un symbole de liberté, de cohésion et d’identité des peuples mandingues. Selon lui, cet instrument historique, attribué au roi Soumaoro Kanté au début du XIIIᵉ siècle, a traversé les siècles comme un puissant vecteur de transmission de l’histoire, de la mémoire et des traditions de l’ancien Empire du Sosso, dont l’influence s’étendait sur une grande partie de l’Afrique de l’Ouest.

Prenant la parole, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué l’engagement de la famille Dôkala dans la préservation de ce patrimoine exceptionnel. Il a rendu hommage aux gardiens du Sosso-Bala pour les sacrifices consentis afin d’assurer la transmission de cet héritage aux générations successives.

Dans cette perspective, le ministre a annoncé que la construction d’infrastructures modernes d’hébergement et d’abri du Sosso-Bala est prévue à Niagassola, dans la préfecture de Siguiri. Ce projet figure parmi les priorités du programme Simandou 2040 assigné au Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat (MCTA). Au nom du Chef de l’État, le ministre a par ailleurs annoncé la signature prochaine d’une convention destinée à opérationnaliser la subvention accordée au gardien du Sosso-Bala, pour l’entretien, la sauvegarde et la valorisation de ce chef-d’œuvre du patrimoine de l’humanité.

Le ministre a enfin souligné que la sauvegarde du patrimoine culturel constitue une priorité du Gouvernement. Il a assuré la délégation de sa volonté d’accompagner toutes les initiatives visant à protéger et à valoriser le Sosso-Bala, convaincu que ce patrimoine représente un levier important pour le développement du tourisme culturel, le renforcement de l’identité nationale et le rayonnement international de la Guinée.

Code du tourisme : le ministère prépare l’après-promulgation et accélère les réformes du secteur

Conakry, 9 juillet 2026 – La mise en œuvre du nouveau Code du tourisme a été ce jeudi au cœur du conseil thématique hebdomadaire du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. Présidé par le ministre Moussa Moïse Sylla, ce conseil a permis de définir les premières actions destinées à assurer l’application effective de cette réforme majeure, considérée comme un tournant pour le développement du tourisme en Guinée. Le ministre a convié à ce conseil thématique l’Agence Guinéenne de Développement, en abrégé GDB (Guinea Development Board) en anglais, afin d’associer dès le départ cet acteur clé à la structuration du secteur.

« La promulgation n’est qu’un point de départ »

Prenant la parole, le ministre Moussa Moïse Sylla a rappelé que le Code du tourisme est l’aboutissement d’un long processus engagé bien avant son arrivée à la tête du département.

« C’est un travail qui a commencé avant nous et que nous avons parachevé. C’est cela aussi l’administration : poursuivre les réformes dans l’intérêt de la République », a-t-il déclaré.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’éviter que cette loi reste sans effet, comme cela a parfois été le cas pour d’autres textes législatifs.

« La promulgation du Code n’est pas une fin en soi. C’est le point de départ d’importants chantiers qui permettront enfin de structurer le secteur sur des bases juridiques solides », a-t-il souligné.

Selon lui, ce nouveau cadre juridique apportera des réponses concrètes à plusieurs problématiques qui freinaient le développement du tourisme, notamment la classification des établissements hôteliers, l’organisation des investissements, la réglementation des professions et la clarification des responsabilités des différents acteurs.

Une collaboration renforcée entre les acteurs du secteur

Afin d’accélérer la mise en œuvre des réformes, le ministre a convié à ce conseil thématique des représentants du Guinea Development Board, structure chargée de la promotion touristique, dont Kade Camara, Directrice générale adjointe en charge de l’attractivité et du rayonnement de la Guinée, appelant à une collaboration étroite avec la Direction nationale du Tourisme et de l’Hôtellerie.

Il a plaidé pour la fin des cloisonnements administratifs afin que toutes les entités concernées travaillent en synergie autour d’un objectif commun : faire du tourisme un véritable levier de développement économique.

À l’issue de la présentation technique, un communiqué d’organisation des travaux a été élaboré afin de préciser les responsabilités de chaque acteur dans la mise en œuvre des actions prioritaires.

Un premier cadre législatif complet pour le tourisme guinéen

Présentant les innovations du nouveau texte, le Directeur national du Tourisme et de l’Hôtellerie, Ibrahima Aïssata Diallo, a indiqué que la loi L/2026/015 constitue le tout premier Code du tourisme de la République de Guinée.

Le texte comprend 94 articles répartis en sept chapitres et établit désormais un cadre juridique unique pour l’organisation du secteur touristique.

Selon lui, cette loi poursuit plusieurs objectifs majeurs : structurer l’industrie touristique, promouvoir la destination Guinée, formaliser les métiers du tourisme, renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés et améliorer la gouvernance du secteur.

Le Code encadre notamment les activités d’hébergement, de restauration, des agences de voyages, des tour-opérateurs, des guides touristiques ainsi que l’exploitation des sites touristiques.

Des réformes structurantes au service de la Vision Simandou 2040

Le Directeur national a également présenté la communication qui sera portée par le ministre devant le Conseil interministériel. Celle-ci met en avant les principales innovations de la loi et sollicite l’accompagnement du Gouvernement pour l’adoption des textes d’application indispensables à son opérationnalisation.

Parmi les mesures prévues figurent la réglementation des professions touristiques, la protection des droits des opérateurs et des visiteurs, le renforcement des mécanismes de financement du secteur, ainsi que la mise en place de dispositifs destinés à accroître l’attractivité de la destination Guinée.

Avec l’entrée en vigueur de ce Code, le Gouvernement entend engager une nouvelle phase de modernisation du tourisme national, en cohérence avec la Vision Simandou 2040, qui fait du tourisme l’un des moteurs de diversification économique et de création d’emplois.