Carnet d’audience : Le ministre Moussa Moïse Sylla reçoit des experts pour la valorisation du Sossobala

Conakry, 20 février 2026 – Une délégation composée d’universitaires, d’acteurs culturels et d’un cinéaste a été reçue par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, afin de plaider en faveur d’une meilleure valorisation du Sossobala et de la Charte de Kouroukan Fouga.

Au nom du groupe, le porte-parole, M. Aly Badara, a d’abord félicité le ministre pour la confiance renouvelée dont il bénéficie, avant de présenter un dossier qualifié d’intérêt national. Au cœur des échanges figurait le Sossobala, balafon sacré classé au patrimoine immatériel mondial, étroitement lié à la Charte de Kouroukan Fouga.

Un héritage historique majeur

Les intervenants ont rappelé que cet instrument emblématique, conservé en Guinée depuis le partage du patrimoine intervenu en 1958, est préservé depuis des siècles par la famille Kouyaté. Véritable symbole ouest-africain, le Sossobala incarne une mémoire collective profondément ancrée dans l’histoire mandingue.

Quant à la Charte de Kouroukan Fouga, elle est présentée comme l’une des matrices des constitutions modernes. Ses principes, notamment en matière de droits humains, de protection de l’environnement et de règles diplomatiques, témoignent d’une organisation politique et sociale particulièrement avancée dès le XIIIe siècle.

Pour la délégation, la production d’un film d’envergure internationale, assortie d’une large diffusion éducative et médiatique, permettrait de renforcer le rayonnement de la Guinée et d’offrir à la jeunesse des repères historiques solides.

Un engagement ministériel affirmé

En réponse, le ministre Moussa Moïse Sylla s’est déclaré honoré par la qualité des échanges et la dimension scientifique des exposés. Il a reconnu la portée stratégique de ce patrimoine, tant pour la Guinée que pour l’Afrique.

Le projet de film consacré à la Charte, évoqué depuis près d’un an, sera relancé. Après une phase de diagnostic conduite à son arrivée à la tête du département, le ministre s’est engagé à rouvrir le dossier avec son cabinet afin d’aboutir à des propositions concrètes.

Conscient du coût élevé d’une production cinématographique de cette nature, il a rappelé les réformes engagées pour structurer le secteur, notamment l’adoption d’une nouvelle loi par le CNT, prévoyant des mécanismes de financement dédiés à l’industrie cinématographique.

Valorisation du site de Niagassola

Au-delà du projet de film, le ministre a annoncé l’engagement de démarches en vue de la mise en valeur du site du Sosobala à Niagassola, incluant l’amélioration de la route d’accès, la construction d’infrastructures d’accueil et un appui accru au gardien du patrimoine. Des partenaires, y compris des acteurs miniers au titre de leur responsabilité sociétale, pourraient être mis à contribution.

Il a également évoqué la possibilité de mobiliser des mécènes ainsi que des institutions internationales, dont l’UNESCO, afin de faire de ce projet un vecteur majeur de rayonnement culturel.

À travers cette initiative, le gouvernement entend ériger le Sossobala et la Charte de Kouroukan Fouga en leviers stratégiques de mémoire, d’identité et d’influence culturelle pour la nation.

Conakry, Ville créative de l’UNESCO : des projets structurants pour donner corps au label

Conakry, 20 février 2026 – Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, sous la conduite du ministre Moussa Moïse Sylla, a réuni les acteurs du livre ainsi que le point focal du programme « Ville créative » afin de définir des actions concrètes destinées à matérialiser la récente désignation de la capitale guinéenne.

Une célébration intégrée aux 72 Heures du Livre

La célébration officielle de l’entrée de Conakry dans le Réseau des villes créatives de l’UNESCO sera adossée à la 18ᵉ édition des 72 Heures du Livre, prévue le 23 avril. Cette convergence stratégique vise à affirmer la capitale comme un carrefour intellectuel et culturel majeur, en valorisant le livre, la création et l’innovation.

Le ministre a validé cette synergie, soulignant la volonté de l’État de faire de ce label un véritable levier de rayonnement culturel et de développement des industries créatives.

Des actions structurantes pour faire vivre le statut

Au-delà de la reconnaissance symbolique, plusieurs initiatives structurantes ont été évoquées afin d’animer et d’enraciner le statut de Ville créative :

– l’organisation de résidences d’écrivains et d’ateliers d’écriture dans les différentes communes ;

– la mise en place de programmes de formation à destination des jeunes dans les métiers du livre et des industries culturelles et créatives ;

– la mise en réseau des bibliothèques, maisons d’édition et espaces culturels ;

– la promotion des langues nationales et des systèmes d’écriture africains ;

– la création d’événements littéraires et artistiques décentralisés.

L’ambition affichée est de faire du label un moteur d’inclusion culturelle, de participation citoyenne et de dynamisation territoriale.

Une ouverture internationale renforcée

La dimension internationale du programme se précise à travers l’implication de partenaires étrangers, notamment Qatar Museums, appelés à accompagner certains projets structurants et à contribuer aux activités liées à la célébration.

Vers une reconnaissance d’utilité publique

Dans une perspective de pérennisation, un projet de décret prévoit de déclarer le programme « Conakry Ville créative » d’utilité publique. Cette mesure permettrait d’étendre les initiatives aux treize communes de la capitale et de consolider l’appui aux acteurs culturels, éducatifs et créatifs.

À travers cette démarche, Conakry ambitionne de transformer sa désignation en un véritable moteur de développement culturel, social et économique, au service des populations et du rayonnement de la Guinée.

SALEC 2026 : Le ministère de la Culture sollicité pour renforcer l’impact du Salon de la lecture

Conakry, 20 février 2026 – Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, M. Moussa Moïse Sylla, a reçu ce vendredi la commission d’organisation du Salon de la lecture (SALEC). Étaient présents M. Hamidou Bah, chef de cabinet, ainsi que la conseillère en charge des questions culturelles et de l’Artisanat, Mme Nènè Satourou Diawara.

La rencontre a permis aux organisateurs de présenter les enjeux et les ambitions de l’édition 2026.

Conduite par sa coordinatrice générale, Mme Kadiatou Kaba, la délégation a rappelé que le SALEC, lancé il y a cinq ans et désormais à sa sixième édition, vise à promouvoir la lecture, l’excellence et le mérite en milieu scolaire et universitaire. L’initiative est née d’un constat préoccupant : la majorité des établissements ne disposent pas de bibliothèques, limitant l’accès aux livres et freinant le développement d’une véritable culture de la lecture.

Au-delà des expositions et des panels, le salon intègre un volet formation destiné aux jeunes, afin de renforcer leurs compétences en lecture, en analyse et en restitution. L’édition 2026, prévue du 6 au 10 avril, sera placée sous le thème « Lire la terre, semer le savoir : quand la lecture cultive l’agriculture », établissant un lien structurant entre savoir, éducation et développement agricole dans le contexte de refondation nationale.

La délégation a souligné l’intérêt croissant des écoles, des universités et des acteurs du livre, y compris à l’international, tout en évoquant les contraintes organisationnelles auxquelles elle demeure confrontée. Elle a sollicité un appui institutionnel et technique du ministère afin de consolider l’événement et d’en accroître l’impact.

Un rendez-vous littéraire devenu incontournable

Le cabinet du ministre a salué le travail accompli ainsi que l’importance culturelle et éducative du SALEC. Pour sa part, le ministre Moussa Moïse Sylla a félicité l’engagement et la persévérance des organisateurs, qui ont su professionnaliser le salon au point d’en faire un rendez-vous littéraire incontournable en Guinée et dans la sous-région.

Il a souligné que, dans un contexte où de nombreuses initiatives culturelles peinent à s’inscrire dans la durée, la constance du SALEC constitue à la fois un mérite et une fierté nationale. Selon lui, le dynamisme de l’événement contribue au positionnement de la Guinée comme acteur majeur du secteur du livre en Afrique de l’Ouest.

Le ministre a également inscrit la prochaine édition dans la dynamique du label obtenu par Conakry au sein du Réseau des villes créatives de l’UNESCO, estimant que ce type d’événement renforce la reconnaissance culturelle internationale du pays.

Appui institutionnel et impact social

Rappelant que le SALEC demeure une initiative privée, le ministre a affirmé la volonté de son département d’apporter un appui technique et financier, notamment à travers l’accompagnement du CELPAC et la mise en place d’un comité de suivi.

Il a encouragé les organisateurs à poursuivre leurs efforts, insistant sur l’impact social de la promotion du livre et de la lecture, particulièrement dans les écoles de l’intérieur du pays, où l’accès aux ouvrages demeure limité.

Enfin, il a salué la pertinence du thème retenu pour cette édition, réaffirmant que la culture et la lecture constituent des leviers essentiels d’ouverture, de transmission du savoir et de transformation sociale.