Lancement officiel de la Jeunesse Présidentielle de Guinée : un mouvement citoyen au service de la Nation

Conakry, 9 octobre 2025 – La Jeunesse Présidentielle de Guinée (JPG) a officiellement pris son essor lors d’une cérémonie marquée par un enthousiasme national et une ferveur collective. Plusieurs membres du gouvernement, ainsi qu’une foule de jeunes venus des quatre coins du pays, ont pris part à cet événement qui symbolise une nouvelle dynamique d’engagement citoyen.

Dans son allocution, Alseny Sékou Bangoura, président de la JPG, a présenté le mouvement comme une force fédératrice dédiée à l’unité, à la paix et au civisme. Il a invité les jeunes Guinéens à transformer leur énergie en levier d’action, afin de participer activement à la construction d’une société plus juste et plus solidaire. Réaffirmant leur adhésion à la vision du Président Mamadi Doumbouya, qu’il a décrit comme « l’homme de la situation », il a souligné la nécessité pour la jeunesse de jouer un rôle moteur dans la consolidation de la République.

Marraine de la cérémonie, Madame Kanté Néné Kadiatou Doumbouya, coordinatrice du Mouvement Kiké Nènè, a salué la détermination de la jeunesse et son engagement pour le progrès collectif. Elle a rappelé que la vitalité d’une nation repose sur sa jeunesse, avant d’exhorter les participants à rester soudés, responsables et audacieux dans leurs ambitions pour une Guinée forte et prospère.

Le Ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a pour sa part qualifié cette rencontre de moment porteur d’espérance. Il a rappelé que la naissance de la JPG coïncide avec une étape historique et décisive de la vie nationale, marquée par l’adoption de la nouvelle Constitution et les avancées économiques réalisées sous la conduite du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.

Le ministre a encouragé les jeunes à défendre leur engagement avec constance et loyauté, soulignant que le Chef de l’État incarne un leadership ancré dans la vision, la rigueur et la proximité. Selon lui, la Guinée avance aujourd’hui sur le chemin de la paix, de la stabilité et du développement durable grâce à une jeunesse qui choisit d’agir au lieu d’attendre.

La culture guinéenne entre dans une nouvelle ère : Coopération franco-guinéenne et révolution des ICC

Conakry, 9 octobre 2025 – Le Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG) a accueilli ce jeudi un événement d’envergure qui traduit la volonté commune de la Guinée et de la France de dynamiser les industries culturelles et créatives (ICC) guinéennes. Cette rencontre symbolise une étape nouvelle dans le dialogue culturel entre les deux nations et ouvre la voie à une coopération plus structurée et plus ambitieuse.

Réunissant acteurs culturels, jeunes créateurs et représentants institutionnels, l’événement a scellé une alliance décisive au service de l’écosystème artistique et numérique du pays.

Une vision partagée pour la jeunesse et la créativité

La rencontre s’est tenue en présence de Monsieur Moussa Moïse Sylla, Ministre de la Culture et de l’Artisanat de Guinée, et de Son Excellence Luc Briard, Ambassadeur de France en Guinée. Les deux responsables ont exprimé une même conviction, celle d’une jeunesse guinéenne appelée à transformer son potentiel créatif en force économique et identitaire. Ils ont réaffirmé que la culture demeure un levier d’émancipation, de dignité et de rayonnement pour les jeunes générations.

Des réformes structurantes au service de l’artiste

Dans son allocution, le Ministre Moussa Moïse Sylla a rappelé les réformes en cours pour asseoir une gouvernance culturelle stable, inclusive et tournée vers la modernité. Il a évoqué les échanges engagés avec le Conseil National de la Transition (CNT) pour l’adoption de textes de loi relatifs au statut de l’artiste, au financement de la culture et à la réglementation des métiers de l’image et du spectacle vivant.

Moment fort de son intervention, il a annoncé la création d’une couverture santé intégrale au bénéfice de plus de mille artistes et professionnels de la culture.

« Ce n’est pas une aumône, c’est un droit, le fruit de leur talent », a-t-il affirmé, réhabilitant ainsi la figure de l’artiste en travailleur reconnu et respecté, porteur de droits sociaux et d’une véritable dignité professionnelle.

La reconnaissance française de la vitalité guinéenne

L’Ambassadeur Luc Briard a salué la créativité foisonnante de la scène guinéenne et la contribution remarquable de sa diaspora. Il a cité notamment la troupe Circus Baobab comme modèle de cette énergie artistique qui fait rayonner la Guinée au-delà de ses frontières.

Le diplomate a réaffirmé l’engagement de la France à accompagner cette dynamique, en faisant du CCFG une véritable maison commune pour la jeunesse franco-guinéenne, un lieu de formation, d’expérimentation et de promotion dans les domaines de la musique, du cinéma, du patrimoine et désormais de l’intelligence artificielle.

Un tournant technologique et artistique au CCFG

La cérémonie a également marqué l’inauguration officielle du premier studio guinéen consacré à l’intelligence artificielle, installé au cœur même du CCFG. Cet espace ultramoderne incarne la rencontre entre l’art et la technologie, offrant à la jeunesse un outil inédit pour repousser les limites de la création et conquérir de nouveaux horizons numériques.

Ce projet illustre la volonté de faire de la culture un pilier de l’innovation et du développement. Il traduit la confiance placée dans la capacité des jeunes créateurs guinéens à inventer leur propre futur, à travers des pratiques artistiques connectées aux enjeux contemporains du monde.

La journée du 9 octobre 2025 restera comme un jalon marquant dans l’histoire culturelle du pays. Elle annonce une Guinée culturelle plus structurée, plus équitable, plus ouverte aux technologies du futur. Par cette alliance franco-guinéenne renouvelée, la culture guinéenne affirme sa place dans le concert des nations créatives et démontre que son avenir se construira entre tradition, innovation et audace.

Neuvième édition du Festival International du Triangle du Balafon à Sikasso – La Guinée séduit le public avec la troupe Djély Deni Balaföla lors de la cérémonie d’ouverture.

Sikasso, 9 octobre 2025 – La neuvième édition du Festival international du Triangle du Balafon (FITB) s’est ouverte dans une atmosphère vibrante, animée par une décharge d’énergie guinéenne ce jeudi 9 octobre 2025 à Sikasso. La salle Lamissa Bengaly, parée de sons et de couleurs, a résonné sous le thème “Le balafon, symbole de la transformation sociale dans un nouvel espace souverain”, offrant un accueil triomphal à la République de Guinée, pays invité d’honneur aux côtés du Niger et du Burkina Faso.

Une prestation qui marque les esprits

Conduite par M. Bilia Bah, Directeur Général des Industries Culturelles et Créatives, la délégation guinéenne compte deux troupes d’élite, dont la formation Yéli Guinè. Mais ce soir-là, c’est la troupe Djély Deni Balaföla qui a tenu la promesse de l’émotion et de la grandeur en offrant l’un des moments les plus captivants de la soirée inaugurale.

Pendant près d’une demi-heure, les virtuoses de Djély Deni Balaföla n’ont pas simplement joué, ils ont ensorcelé la salle entière. Leurs balafons, sublimés par une maîtrise exceptionnelle, ont enveloppé le public dans un tourbillon de rythmes et de mélodies, avant de le transporter au cœur d’un répertoire d’une richesse saisissante.

Leurs interprétations des titres “Manè”, “Mali Sadio”, “Payapaya” et du percutant “Fessèkhè” ont révélé toute la puissance expressive de la tradition mandingue guinéenne. L’orchestration, la rigueur et la ferveur des artistes ont transformé cette performance en un moment d’extase musicale, rappelant combien la Guinée demeure un foyer ardent de la culture africaine.

Le balafon, symbole de la souveraineté

Le FITB, au-delà de l’éclat des prestations, réaffirme la place du balafon comme trait d’union entre les peuples et pilier de l’identité africaine. Cet instrument millénaire continue de vibrer au cœur des sociétés, reliant la mémoire des anciens à la créativité des générations nouvelles.

C’est la Guinée qui abrite le plus vieux balafon au monde, le Sosso Balla, instrument mythique et mystique, symbole de chefferie qui a rythmé l’empire du Mandingue. Ce trésor inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité incarne la profondeur historique et la continuité spirituelle d’une culture qui, tout en s’ouvrant à la modernité, reste solidement enracinée dans la mémoire du peuple.

À travers la prestation de Djély Deni Balaföla, c’est tout l’héritage du Sosso Balla qui a semblé revivre, projetant dans l’avenir une tradition faite de rigueur, de transmission et d’unité. Le succès de la soirée confirme que le balafon n’est pas un simple instrument, mais un langage de souveraineté et de fraternité, un repère commun dans la construction d’un espace culturel ouest-africain épanoui.

Sikasso, le temps d’un festival, devient le carrefour de cette énergie partagée où la Guinée, fidèle à sa vocation de gardienne du patrimoine mandingue, fait rayonner la grandeur de son art et l’âme profonde de son peuple.